Ecole de parachutisme - Club fribourgeois d'aviation


Parachutes utilisés dans le cadre de l'école jusqu'en 1977
(dans l’ordre d’arrivée)

 

Autoflug PAK Rüfa

 Parachute à ouverture commandée (utilisé de 1952 à 1957)
Fabrication allemande.



Vitesse de descente 6-7 m/s. Déplacement horizontal par traction sur les élévateurs et suspentes,  1m/s.



Voilure hémisphérique blanche en tissu pure soie, à 24 fuseaux et 24 suspentes, surface env. 40 m²  avec extracteur à ressort relié à son faîte (cheminée) par une drisse.



Harnais en lin et sac en coton avec dossier en tôle d’aluminium. Fermeture du harnais par verrou central.

Ouverture commandée par traction sur poignée métallique munie de 2 câbles avec aiguilles enfilées dans 2 cônes cousus sur le premier rabat latéral.

L’ouverture automatique pouvait être installée pour des sauts et des jets de mannequins. Elle consistait en une corde de 3 m fixée à l’avion par un mousqueton, dont l’autre extrémité se terminait par un câble muni d’une guillotine. En fait, déjà un système d’ouverture « semi-automatique » similaire à la future static-line sportive américaine. La guillotine mise sous tension après le départ de l’avion sectionnait la ficelle d’une résistance adaptée et traversant les 2 cônes de fermeture des rabats pour le maintien du parachute fermé. Poids total : 7 kg.

Pioneer T- 7 de 28’

Parachute dorsal à ouverture automatique (utilisé de 1958 à 1965).

Fabriqué aux USA pour les troupes aéroportées.

Provenance : Midwest Parachute sales & service, Novi, Michigan, USA.



Vitesse de descente 5-6 m/s. Déplacement horizontal par traction sur les élévateurs et  suspentes, 1-2 m/s.



Voilure hémisphérique sans fente, en tissu nylon normal à 28 fuseaux alternants rouges et blancs, d’une surface d’environ 57 m².



Harnais et sac en coton et lin avec sangle d’ouverture automatique (static-line).     Fermeture par un verrou central sur le harnais muni d’un système de réglage en grandeur, de boucles « D » pour l’accrochage du parachute de secours de type ventral

Sangle d’ouverture automatique avec mousqueton côté avion et l’autre extrémité reliée à la cheminée de la voilure avec une ficelle d’une résistance à la rupture de 80 kg Couvercle du sac rectangulaire, solidaire de la SOA et ligaturé sur le pourtour aux rabats du sac avec une ficelle d’une résistance à la rupture de 25 kg.

L’ouverture « voilure d’abord » était immédiate et le choc rude selon la position du parachutiste à l’ouverture.   Poids du parachute 10 kg.

Switlik C- 9 de 28’

Parachute dorsal  à ouverture commandée et adaptable en semi-automatique (utilisé de 1958 à 1975).

A l’origine, parachute dorsal de sauvetage issu de l’aviation américaine.

Provenance : Midwest Parachute sales & service, Novi, Michigan, USA, et par la suite auprès des surplus USA de Lyon revendant les rebuts  de matériel américains de l’armée française après la « désaméricanisation » engagée par le général de Gaulle.



Vitesse de descente 5-6 m/s. Déplacement horizontal par traction sur les élévateurs ou avec une fente simple, 1 m/s. Avec des fentes améliorées, la vitesse horizontale pouvait augmenter à 3 m/s.

Voilure hémisphérique sans fente, en tissu nylon « Ripstop » haute porosité, avec 28 fuseaux alternants rouges et blancs, surface environ 57 m², avec extracteur conique à ressort hélicoïdal relié par une drisse à la cheminée. Initialement il était utilisé sans gaine ou fourreau amortisseur du choc d’ouverture. Les suspentes étaient lovées sur le bas du sac selon le principe d’ouverture " voilure d’abord " et délovage des suspentes ensuite. L’ouverture était immédiate et le choc pouvait être très violent après une chute libre. Les voilures avec gaines (fourre dans laquelle étaient enfilés les fuseaux pliés de la voilure)  ont été utilisées depuis 1960. La gaine était reliée par une drisse à la cheminée de la voilure, les suspentes lovées sur le bas de la gaine, et l’extracteur relié au sommet de la gaine. Le système engendrait à l’ouverture le principe du délovage des "suspentes d’abord" et l’ouverture de la voilure suivait progressivement lors de son extraction de la gaine. L’ouverture était ainsi ralentie et très confortable pour le parachutiste.

A partir de 1960, les voilures de 28 modifiées commencèrent à apparaître, telles que : la fente simple (un fuseau découpé), les fentes double, la fente en T, le double T, le TU 5 puis le TU 7 (7 fuseaux entre les deux fentes). La vitesse de translation variait selon le type de 1 à 3 m/s.



La fermeture du harnais en sangle de nylon (résistance 2000 kg) s’effectuait par deux mousquetons de jambes et un mousqueton de poitrine. Il était muni d’un système de réglage en grandeur, de boucles « D » pour accrochage du parachute de secours de type ventral ainsi que d’un système de libération de la voilure type « Capewell ». Le sac en nylon était rigidifié par 4 lames-ressorts légères et équipé de 4 élastiques de rappel des rabats. Quatre aiguilles serties sur le câble de la poignée de commande manuelle, enfilées à travers les 4 cônes cousus sur les rabats, maintenaient le sac fermé.



Le même parachute pouvait se faire équiper d’une sangle d’ouverture semi-automatique de deux types différents. Le semi-automatique était le parachute idéal pour les sauts d’entraînement précédant le premier OR à 5 secondes. Poids du parachute dorsal : 12 kg.

Le type « static-line classique » était une sangle avec mousqueton dont l’autre extrémité munie d’un câble serti de 4 aiguilles semblable à une poignée de commande manuelle. Le câble passant au travers d’un anneau cousu sur le rabat supérieur fonctionnait à la traction comme une commande manuelle classique.

Le type «  California static-line » fonctionnait sans câble à aiguilles. L’extrémité de la sangle adaptée était nouée directement sur les cônes métalliques des rabats du sac fermé avec des ficelles de résistance définie.

Switlik T- 7A de 24’

Parachute ventral de secours à ouverture commandée (utilisé de 1958 à 1985 et plus tard).
Fabriqué aux USA pour les troupes aéroportées américaines et l’aviation.Provenance : Midwest Parachute sales & service, Novi, Michigan, USA. Et par la suite auprès des chiffonniers de Lyon.



Vitesse de descente 6-7 m/s.

Déplacement horizontal par traction sur les suspentes,  1m/s.



Voilure hémisphérique blanche sans fente en tissu nylon, comprenant 24 fuseaux et 24 suspentes subdivisées en deux groupes noués sur deux mousquetons prévus pour accrochage sur le harnais du dorsal. Elle a une surface d’environ 40 m² avec un extracteur à ressort relié à sa cheminée par une drisse.



Sac en coton, presque cylindrique et laissant émerger une fois fermé les deux mousquetons de fixation au harnais principal. Les 4 rabats se fermaient au moyen de la poignée d’ouverture et câble deux aiguilles serties. Poids du parachute : 6 kg.



L'ouverture du secours se faisait lors de la non ouverture du dorsal par traction sur la poignée et si possible en position sur la tranche. Lors de l'ouverture incomplète de la voilure du dorsal il fallait tirer sur la poignée en retenant la voilure avec extracteur et  par projection envoyer la voilure sur l'extérieur.

T.A.P. 660

 Parachute principal et dorsal à ouverture automatique par sangle (SOA).

Parachute fabriqué pour les troupes aéroportées françaises.

Provenance des rebuts de l’armée française et revendu par les chiffonniers de Lyon.

Vitesse de descente 5-6 m/s. Déplacement horizontal par traction sur les élévateurs et  suspentes 1m/s.

Utilisé comme parachute d’écolage de 1961 à 1975. Voilure hémisphérique blanche sans fente en tissu nylon, comprenant 24 fuseaux et 24 suspentes.

 Surface du parachute env. 60m².

La fermeture du harnais en sangle de nylon (résistance 2000 kg) s’effectuait par un système à barrette à verrouiller.Il était muni d’un système de réglage en grandeur, de boucles « D » pour accrochage du parachute de secours de type ventral.

La sangle d’ouverture automatique avec un mousqueton côté avion et à l’autre extrémité reliée à la cheminée de la voilure avec une ficelle d’une résistance à la rupture de 80 kg. Fermeture du sac par un couvercle rectangulaire, solidaire de la SOA. 3 ligatures d’une résistance à la rupture de 25kg, traversent les boucles de la sangle pour relier les deux rabats latéraux.

L’ouverture « voilure d’abord » était immédiate et le choc rude selon la position du parachutiste à l’ouverture. Poids du parachute 10 kg.

T.A.P. 690

 
- Parachute principal et dorsal à ouverture commandée.

Parachute fabriqué pour les troupes aéroportées françaises.

Provenance des rebuts de l’armée française et revendu par les chiffonniers de Lyon.



Vitesse de descente 5-6 m/s.

Déplacement horizontal par traction sur les élévaters et suspentes, 1m/s



Utilisé comme parachute d’écolage de 1961 à 1975. Voilure hémisphérique blanche sans fente en tissu nylon, comprenant 16 fuseaux et 16 suspentes.

Surface de la voilure 60 m².



Harnais en nylon et sac en lin et coton. Fermeture par un verrou central sur le harnais muni d’un système de réglage en grandeur, de boucles « D » pour l’accrochage du parachute de secours de type ventral La fermeture du harnais en sangle de nylon (résistance 2000 kg) s’effectuait par deux mousquetons de jambes et un mousqueton de poitrine. Il

était muni d’un système de réglage en grandeur, de boucles « D » pour accrochage du parachute de secours de type ventral. Le sac en lin et coton et équipé de trois élastiques de rappel par rabat latéral. Trois aiguilles serties sur le câble de la poignée de commande manuelle, enfilées à travers les trois cônes cousus sur les rabats, maintenaient le sac fermé.



L’ouverture « voilure d’abord » était immédiate et le choc à l’ouverture particulièrement violent après une chute libre. Il était important d'assurer une bonne position face sol pour une ouverture sans incident de la voilure.
Poids du parachute 10 kg.

Parachute ventral de secours pour T.A.P. 660 et 690



Vitesse de descente 6-7 m/s.
Déplacement horizontal par traction sur les suspentes,  1m/s.



Sac en coton et nylon. Poids du parachute 5 kg.

Voilure hémisphérique blanche sans fente en tissu nylon, comprenant 16 fuseaux et 16 suspentes subdivisées en deux groupes noués sur deux mousquetons prévus pour accrochage sur le harnais du dorsal. Elle a une surface d’environ 40 m² sans extracteur.

L'ouverture du secours se faisait lors de la non ouverture du dorsal par traction sur la poignée et si possible en position sur la tranche. Lors de l'ouverture incomplète de la voilure du dorsal il fallait tirer sur la poignée en retenant la voilure et  par projection envoyer la voilure sur l'extérieur.

Par la suite l'aérodynamique des "parachutes" a beaucoup évoluée

Para-Commander Mk II 
- Voilure de sport et de compétition (inspiré du principe du parachute Lemoigne). La voilure PC Mark I (1ère modèle) révolutionnaire en 1964 avait permis un premier bond au point de vue de son aérodynamique et de sa conduite.

Fabriqué par Pioneer Parachute Company elle était vendue par Parachute Incorporated à Orange et Midwest Parachute à Novi, USA.

Voilure de 24’ en nylon « taffetas » (faible porosité) avec 24  fuseaux et 24 suspentes. Elle était munie de fenêtres et de tuyères propulsives, de panneaux stabilisateurs et de commandes de direction efficaces. Sa vitesse horizontale : 4.5 m/s, et sa vitesse verticale : 4-5 m/s. Les voilures PC pouvaient se monter sur la plupart des sacs dorsaux tels que C-9, Pioneer Para Twin, Piggy Back et Super Pro, etc.

Olympic 686.11 de E.F.A. - Version française du Para Commander avec des performances sensiblement les mêmes. Coût légèrement meilleur marché que le PC II.

Puis vinrent par la suite les parachutes à "profil d'aile" dont le principe aérodynamique nouveau ainsi que son pilotage, progressèrent d'année en année. Il donna aussi naissance au "parapente", un nouveau sport qui lui aussi s'affina et se popularisa au fil des années de son utilisation.

Page précendente et suivante

Claude Rüeger - All rights reserved - Copyright 2011

Chronique historique - école de  parachutisme Bellechasse  et  Ecuvillens